La souffrance au travail : et si on en parlait ?

Il existe une classification tripartite de la souffrance au travail :

  • L’aspect sociétal avec un système politique qui ne protège pas le salarié en situation de vulnérabilité, se sentant seul face à une pression autour de la rentabilité et de l’exigence quantitative. Cela conduit généralement le salarié à la dépression et l’épuisement professionnel.
  • L’aspect individuel avec une expérience professionnelle traumatique, avec un déséquilibre entre l’effort consenti et la gratification, engendrant un sentiment d’injustice, de la colère, des troubles physiques, psychologiques.

Soulignons ce facteur de risque lié à la personnalité : les perfectionnistes sont rarement satisfaits d’eux-mêmes et de leur travail, ce qui les conduit à toujours vouloir faire plus… les salariés très investis et engagés professionnellement qui ont du mal à poser des limites et à oser dire non… les collaborateurs qui ont peu confiance en eux et en leurs compétences…

  • L’aspect institutionnel avec ses normes, ses valeurs de conduites et son fonctionnement parfois pathogène conduisant à déposséder le travail de ce qui lui donne sa raison d’être, son sens. Cela conduit le salarié au désinvestissement par perte du sens de son action.

Le burn out est la combinaison de facteurs individuels, institutionnels et sociétaux…

Peu importe quel aspect est touché, si vous éprouvez une souffrance liée à votre travail, vous pouvez et devez être écouté(e) et entendu(e).

Les facteurs de risques généraux

Des conditions de travail peu sûres dans le contexte d’un marché du travail instable ; un sentiment de précarité de l’emploi.

Une sensibilité accrue au stress dans le contexte de la globalisation, par exemple insécurité et peurs liées à la délocalisation des emplois à l’étranger.

Une incertitude liée à de nouvelles formes de contrat de travail prévoyant, par exemple, une protection moindre contre le licenciement, une diminution des congés, une augmentation des heures supplémentaires, des emplois à temps partiel plutôt qu’à temps plein.

De longues journées de travail et une intensification du travail (augmentation de la productivité et densification des tâches).

Une production « au plus juste » et une externalisation (suppression de postes et fermeture de services).

Des exigences émotionnelles accrues au travail (plus de compétences sociales/émotionnelles sont requises ; avec les changements sociaux, les interlocuteurs deviennent plus difficiles ; c’est ce que rapportent, par exemple, les enseignants et les travailleurs sociaux).

Dès l’apparition d’un ou plusieurs facteur(s) de risque dans votre vie professionnelle, faites-vous aider ! N’attendez pas ! Ne cumulez pas !

La souffrance au travail ne doit pas être un sujet tabou !

Surcharge de travail, troubles constants, manque d’autonomie et contrôle permanent, collègues indélicats ou supérieurs injustes, conflit entre valeurs personnelles et valeurs de l’entreprise, harcèlement moral, contactez notre équipe pour une prise en charge rapide !

Vous ne savez pas décoder le harcèlement moral ?

Il y a harcèlement lorsque l’on peut identifier :

  • Une conduite vexatoire ayant un caractère de répétition et de gravité.
  • Un caractère hostile ou non désiré.
  • Une atteinte à la dignité ou à l’intégrité psychologique.
  • Un milieu de travail néfaste.

NOTRE ÉQUIPE

Nos consultants sont tous psychologues et experts dans la pris en charge de la souffrance au travail et l’amélioration de la qualité de vie au travail : psychologues du travail détenteur d’un diplôme universitaires en prévention des risques psychosociaux au travail.

Vous voulez en savoir plus ? N’hésitez pas à nous adresser votre demande directement sur notre formulaire de contact !

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